Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 13:37



 

 

Samedi 4 juillet :

Après avoir voyager pendant une journée et demie, la nuit ne valant qu’un quart en raison du décalage horaire, nous avions traversé la France à 50 km/h dans un shaker. Comme quoi tout est possible.

La météo a été orageuse et nous avons même eu nos premiers flocons de neige.

Petit mot culturel : le Kyrghyztan

·         5 millions d’habitants dont 1 millions est concentré dans la capitale (Bishkek)

·         A proclamé son indépendance en 1991.

·         N’a pas de religions de base en raison de l’ex-régime soviétique.

·         L’industrie principale est la betterave à sucre mais chaque habitant se limite à cultiver pour les besoins de sa famille.



Dimanche 5 juillet :

Mon réveil ne sonne qu’à 8 heures !!! Le petit déjeuner est légèrement spécial ou comme on dirait poliment, local : une sorte d’avoine au lait accompagné d’autres plats plus ou moins indescriptibles. On entend les consignes de la journée données par le chef et ensuite on part pour un petit sommet dans le but de s’aérer (environ 3800 m). La neige qui est tombée un jour plus tôt ne met pas trop de temps pour fondre ce qui nous permet de faire au moins la moitié de la descente dans un terrain un peu plus stable. Au camp nous sommes accueillis avec une bonne soupe de légumes et une sorte de feuilleté thon fromage. Et c’est après une petite visite pour certains, une promenade pour les autres et une bonne sieste pour moi, que les suisses battent les valaisans 10 – 2 dans un match de foot extrêmement essoufflant, mais bon pour l’acclimatation d’après le chef, à 3000 m d’altitude.

Ce soir c’est sous une plaine lune extraordinaire qu’un kyrghyze nous organise une disco dans son mini bus !



Lundi 6 juillet :

C’est de nouveau un de leurs petits déjeuners locaux qui nous réveille en force. Avant de quitter cet endroit magnifique dans lequel nous avons eu la chance de dormir, les locaux nous invitent à une coutume très ancienne pour nous souhaiter bon voyage et bonne chance pour le sommet. Dimitri porte les habits du chaman et nous autres des costumes de cérémonie. Après quelques danses, ils nous faut nous en aller d’un lieu féérique qui nous a permis de faire passer plus facilement le décalage horaire. La route va être de nouveau très longue aujourd’hui. Après deux heures et demie de route, le premier contrôle kyrgyze est déjà là. Simple contrôle d’identité. Une heure plus tard, c’est le deuxième contrôle qui se présente à nous : cette fois on quitte le Kyrghyztan et on pénètre dans la zone démilitarisée. Une heure et quelques miradors plus loin, ce sont les premières barrières chinoises prévues pour contrôler le trafic entre les différents pays, il est 11 heures du matin. Vers 13h30, nous obtenons en fin l’autorisation de traverser. Une fois redescendu de ce col haut perché, c’est un contrôle militaire : fouille intégrale des bagages. Et après de nouveau deux heures de voyage et une boîte à vitesse qui nous lâche, nous pénétrons dans le dernier contrôle chinois : santé, visa, bagages. Cette fois il est 20 heures et nous avons enfin le droit de circuler « «librement » en Chine. Heureusement Michel est là pour détendre l’atmosphère en nous annonçant la victoire de Roger Federer. Espérons que nous pourrons relever aussi le trophée mais dans notre domaine.

Mais ce soir on nous apprend que nous aurons des contrôles de police partout sur les routes et l’armée va patrouiller dans toutes les rues en raison de la révolution antichinoise qui s’est déclarée alors que nous étions dans l’avion.

Mais ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle : à partir de maintenant c’est avec des baguettes que nous devront manger. Le premier repas à beau être conséquent, sur la table, nous ne mangeons pas beaucoup. Il faut encore s’habituer.



Mardi 7 juillet :

Après un petit déjeuner chinois (légumes bizarres), on nous presse pour partir plus tôt que prévu ou en réalité à l’heure normale car on nous avait annoncé l’heure Beijing et nous nous avions l’heure locale. Et c’est à nouveau une longue route avec de nombreux contrôles en raison des émeutes. Une petite pause à midi nous permet de visiter un joli village de nous arracher la gorge avec une bonne viande et des nouilles correctement pimentées. À la fin du repas, nous croisons une allemande qui est partie en vélo de Hong-Kong. Après une après-midi de voyage, nous arrivons enfin au petit « village » soi-disant très intéressant au pied du Muztagh-Ata. Seulement il n’y a rien à voir, c’est pourquoi nous décidons de monter dès demain au camp de base c’est cet après-midi que les occupations typiques de camp de base : cartes, livre, musique- cette fois, nous entrons dans le vif du sujet, le expédition vient de reprendre un sens.



Mercredi 8 juillet :

Comme prévu, c’est aujourd’hui que nous montons au camp de base. Le début de la marche se passe sous le soleil, mais rapidement ça se couvre et un fort vent accompagné de grêle nous attaque de plein face. Nous avons quand même l’occasion de voir beaucoup de marmotte. Remarque étonnante : elles sont couleur sable et leur cri strident est accompagné d’un petit grésillement. Une fois arrivé au camp de base, la surprise est totale, nous avons chacun une tente trois places et la tente messe est assez grande pour mettre 25 personnes sans compter qu’on y trouve du Nutella. Après nous être chacun installé dans notre tente, les équipes habituelles se rejoignent pour une bonne partie de jass pendant que Michel et Sam vont faire une première reconnaissance jusqu’au glacier. Pour ce qui est des contacts extérieurs, les communications restent encore complètement coupées (la révolution continue).



Jeudi 9 juillet :

Afin de continuer notre acclimatation, nous partons en petits groupes nous promener dans la direction du glacier. Je commence à avoir un peu le mal de tête après environ 200 mètres d’ascension et quelques amusements sur ce glacier avec Dim. Dans la descente, c’est une descente fort prenante qui nous occupe : les origines du monde, qui sommes nous ? Suite à la soupe et une petite assiette de pâtes locales, vient la sieste, la partie de cartes journalière et de petites discussions en souvenir de notre merveilleux pays. Et oui, une sorte de mal du pays commence à s’installer mais le chef nous rappelle à notre place réelle quand il nous annonce que demain nous allons tenter notre première montée en direction du camp 1. Le petit moment de culture suit après le diner et puis le grand repas bien mérité et surtout nécessaire pour garder la forme.



Vendredi 10 juillet :

La montée se passe très bien en général sauf pour Cédric et Dimitri qui ont un gros mal de tête. Pam, en plus du mal de tête, à beaucoup de peine car elle n’est pas encore habituée au rythme de Michel. Une fois arrivé à 5100 m, nous nous arrêtons et faisons une petite sieste pendant que Michel et Sam continue à ski jusqu’au camp 1 à 5400 m pour vérifier les installations. C’est à la descente que je commence à avoir un léger mal de tête. Sans compter que le genou commence de faire des siennes. Maintenant je commence à avoir peur. Je me vois comme l’éclopé du groupe qui va rester coincé avec une radio au camp de base pendant que les autres attaquent ce sommet. Mais à nouveau Michel est là pour rassurer : « Tu crois que moi j’ai pas mal ? Moi j’ai mal à la montée et à la descente, seulement il faut savoir penser plus au paysage qu’à la mécanique. »

La j’ai compris que je suis venu ici pour le sommet et non pour autre chose et c’est en courant que je termine ma descente.

Ce soir c’est assis dans l’herbe que Michel nous donne les consignes des prochains jours. Demain, repos, ensuite nous allons monter jusqu’au camp 1 pour la journée et redescendre le soir. Après un nouveau jour de repos, nous monterons au camp 1 pour dormir puis montée au camp 2 pour la journée et redescente jusqu’en bas. Pour la suite tout dépendra de nos montées précédentes. Soit soit nous montons dormir une nuit au camp 2, soit nous commençons directement à attaquer le sommet.

Après le repas nous sommes invités par une guide chinoise (Die Die ou Lili pour les intimes) à regarder la télé avec eux. Mais après trois tentatives, les disques étant tellement rayés, nous avons droit à la chaîne des nouvelles chinoises. Nous allons donc nous coucher et nous reposer de notre première journée de grimpe en haute altitude.



Samedi 11 juillet :

Une superbe journée de repos sous un soleil radieux s’annonce avec grand plaisir. Le cuisinier n’a pas compris par contre que l’on ne mange pas seulement avant les montées mais aussi avant les repos. Il faudra donc améliorer les menus sur les prochains jours.

Ce matin, après un petit déjeuner trop court pour certain (voir même pour tous), nous profitons de la matinée pour faire une bonne sieste (on ne dort pas suffisamment la nuit à 4400 m qui est l’altitude du camp de base), éventuellement un peu de lessive pour certain et surtout beaucoup de lecture.

Cette après midi nous reprenons nos activités habituelles : jass + discussions. L’équipe Dim + Pat bat comme à con habitude l’équipe Zoé + Ben. Et après quelques nouvelles heures de lecture, nous avons droit à un souper copieux durant lequel nous goûterons du fromage de yack. C’est extrêmement fort en goût. Il vaut mieux avoir du chorizo en réserve pour se réserver une odeur acceptable en bouche.

Cette fois la motivation est au maximum, tout le monde à envie de grimper sur cette fichue bosse.



Dimanche 12 juillet :

Aujourd’hui l’acclimatation va chercher un peu plus loin puisque nous montons jusqu’à 5400 m au camp 1. Certain ont très mal à la tête mais en général tout le monde est content de notre première journée de ski. La descente est courte mais aussi amusante qu’essoufflante.

En ce qui concerne la météo, il fait très beau mais beaucoup de vent et vu que nous portons en plus les skis, ça rajoute une prise au vent et nous sommes souvent balancé dans tous les sens.

Cédric se sent vraiment très mal et malheureusement il doit remettre en question le sommet. Dim, lui, se demande si le manque d’oxygène le rend fou car il a tenté de refaire le Mont Rochefort dans la glace ?!? Pour Pam, en plus du mal de tête elle oublie son appareil photo au camp 1. Quand à Lionel, « Tout ce qui fut forcé de rentré, fut forcé de ressortir. »(Lionel Corbeau, 12 juillet 2009).

Pendant le repas nous avons le droit à un exposé très fourni sur les différents œdèmes donné par Michel et le Toubib.



Lundi 13 juillet :

C’est aujourd’hui la pire journée de repos que nous avons passée. J’en ai presque honte. Le petit déjeuner n’était qu’à 9 h du matin et nous n’avons pas quitté la tente messe de toute la journée sauf pour aller aux toilettes.

Arès avoir mangé, nous avons discuté, puis « beaucoup » lu. Après ça est arrivé la soi-disant pizza de midi que nous dégusterons que le soir même car le chef cuisinier n’est pas là pour la préparer. Finalement nous mangeons une sorte de pâtes carbonara façon locale.

Cet après midi les parties de jass reprennent. Inutile de préciser qu’en fin de soirée il devenait compliqué voir même impossible de nous concentrer sur notre jeu.

Au souper nous mangeons donc notre pizza au lieu de la deuxième surprise qui aurait du être « swiss-food » mais chut, le guide n’avait pas le droit de nous dire. Ce n’est que partie remise puisque le cuisinier nous la prépare pour notre retour du camp 1 dans deux jours.



Mardi 14 juillet :

Cette fois on a vraiment pris notre temps pour monter au camp 1. Environ 5h30. Mais c’est parce que nous y restons pour dormir durant deux nuits. Cédric et Dim ne nous suivent malheureusement pas. Ils sont tous les deux malades, le toubib les redescend jusqu’à la tente matériel (5100 m) où on laisse les skis. Tandis que nous on continue notre montée tranquillement. Une fois arrivé au camp, nous formons les groupes de deux pour la nuit. Je me retrouve avec Mathias (le toubib) mais nous ne sommes pas sur s’il va avoir le temps de remonter. Enfin, on commence à s’installer et on se rend compte que, en plus d’être en pente, le fond des tentes est parsemé de bosses qui sont des cailloux. Ça promet une bonne nuit de sommeil ! C’est après avoir préparé les repas par tente que nous irons nous coucher. Mais nous ne pourrons nous endormir qu’après avoir trouvé la bonne position mais plutôt la plus adéquate.



Mercredi 15 juillet :

Un mal de tête horrible et quelques nausées me réveillent ce matin vers 6 heures. Mais ce n’est qu’une heure après, lorsque le toubib se réveille que je prends des médicaments pour aider à faire passer. À la fin d’une longue matinée de réflexion, je me rends compte qu’il vaut mieux descendre au camp de base et dans le but de me reposer pour pouvoir mieux aller les jours suivants et retenter le sommet quand le prochain assaut sera sonné. Pendant ce temps, Dimitri et Cédric retentent une montée au camp 1 pour passer quand même une deuxième nuit avec ceux qui restent. Après une longue après-midi de sieste réparatrice, je vois réapparaître Cédric. Malheureusement pour lui, les choses ne vont pas mieux. Il lui faudrait surement une acclimatation plus longue mais impossible car il est toujours compliqué de prendre deux mois de vacances quand on est un homme d’action.

Pour nous consoler, notre cuisinier nous a préparé une bonne fondue (à 4'400 m d’altitude même une fondue Gerber devient bonne). Le pain est une sorte de pain sucré, je dirais pour le définir que c’est une cuchole chinoise. Elle est servie avec des oignons coupés en tranche et des gousses d’aille aussi forte que les piments d’Amérique du Sud. Bonjour les brûlures d’estomac.



Jeudi 16 juillet :

Heureusement que j’étais vraiment très fatigué, sinon j’aurais vraiment très mal dormis. Le vent s’est levé hier soir et a atteint très facilement les 60 à 100 km/h dans la journée. Ce matin je me suis promené dans le camp de base et dans les alentours. J’ai été rendre visite aux yacks et c’est seulement vers 1 h que j’entends notre guide, Adel, qui appelle à table. Cédric était déjà là. On nous a servis un plats apparemment très apprécié en Chine : des pommes de terre avec du poulet, le tout très épicé. Ce ci accompagné de spaghettis très large.

Enfin bref, quand nous avions fini de manger, le reste du groupe terminait la descente vers le camp de base et les premiers arrivaient déjà.

Ce soir la discussion est très importante : elle parle de la suite. Qui va continuer jusqu’au sommet ? Cédric et Dim annonce déjà qu’ils ne pourront pas continuer et vont rester au camp de base. Mais les autres ? La question reste bien présente et va perturber bien des sommeils.



Vendredi 17 juillet :

Première journée de repos pour tout le groupe. Aujourd’hui c’est aussi l’anniversaire de ma nièce. Elle a 1 année. Je pense qu’ils ont organisé une grosse fête à la maison. Je me rappelle encore quand je la faisais sauter dans mes bras, elle qui se met à rire. Un rire encore enfantin mais tellement expressif de sa pensée. Puis je me vois la tenant par les mains en tentant de la faire marcher mais elle se laisse balancer et me regardant avec son sourire moqueur l’air de dire l’aire de dire : « Laisse tomber tonton, t’y arrivera pas !!! »

Mais qu’est-ce que je fais dans ce camp de base perdu au milieu de rien, à plus d’une journée de voyage de chez moi (sans compter les contrôles militaires) alors qu’à la maison c’est la fête. Je crois que mon surnom de tonton le fou est quand même bien mérité !!!



Samedi 18 juillet :

Notre deuxième journée de repos commence avec de gracieux éclats de rire autour d’une table de petit déjeuner. Quoi de mieux que de bons gags au réveil ? Puis les activités habituelles recommencent : jeux de cartes, isolement sur la colline pour lire ou penser à toutes sortes de choses. Parties de rigolade avec les cuistots qui jouent aux cartes, un jeu chinois qui ressemble à un président. Par contre certaines attractions sont totalement nouvelles : je suis monté sur un âne qui traînait par là, sans gardiens. Le salop ne voulait pas m’obéir ! il partait dans la direction opposée à celle que je lui indiquait !

Plus tard dans la soirée, les enfants locaux sont venus jouer avec moi. Certains hommes du camp veulent m’échanger des couteaux contre tous mes habits. Comment leur expliquer que je ne peux me vêtir de seulement trois belles lames ?

Pour moi aujourd’hui c’est la journée décisive puisque je décide de ne pas monter au sommet, mais je reçois quand même l’autorisation de monter au camp 1 pour faire quelques belles descentes.



Dimanche 19 juillet :

Aujourd’hui c’est le grand départ, tout le monde est un peu anxieux à l’idée de quitter une dernière fois le camp de base en direction  du sommet. Cédric reste au camp de base quand à Dim et moi, les choses sont très claires : on monte au camp 1, on les aides à s’installer puis on redescend. La montée se passe bien pour tout le monde ou presque puisque Benoît ressent une baisse de régime. Une fois arrivé au camp, il décide de descendre avec nous car il n’arrivera pas à se reposer suffisamment à 5400 m pour partir le lendemain. Après une heure environ, les premiers de l’équipe de Daniel (le groupe de suisse-allemands qui étaient là avant nous) arrivent du sommet. Dans leur groupe trois sont arrivés au sommet. On retournera au camp de base avec l’un d’entre eux alors que les autres attendront ceux qui sont en raquettes.



Lundi 20 juillet :

Le contact radio est établi comme prévu autour de 7 heures du matin. On nous annonce qu’une des filles va redescendre sans nous dire laquelle. Tous les autres vont bien et continuent aujourd’hui sur le chemin pour le sommet.

Le suspens et les paris commencent pour savoir quelle fille est en train de nous rejoindre dans nos grands moments de solitudes avec des marmottes un peu étranges. Qu’est-ce qu’on peut être méchant après quelques semaines à 4400 m d’altitude.

À la fin de notre repas, on aperçoit la silhouette de Zoé qui arrive au bas de la moraine. Elle ne nous dira pas grand-chose aujourd’hui. Simplement qu’elle n’avait malheureusement pas le physique nécessaire pour y arriver malgré les heures d’entrainements. Et c’est par une « pensée de groupe » que tout le monde se dit que finalement nous nous sommes contentés du minimum légal et que nous devrons mettre les bouchées doubles pour la suite.

Et c’est alors que commence les longues heures d’attente avant le prochain contact avec notre équipe. Il s’avère qu’une fois arrivé au camp 2 trois personnes ont du redescendre. Pam, Chédel et Sam qui a du les accompagner pour les passages techniques. La nouvelle reçue, immédiatement une colonne de secours se met en place, formée de tous les rescapés. On les croise au 2/3 de la moraine, Chédeli va beaucoup mieux quand à Pam, elle ne marche encore que sur l’énergie des médicaments. Sam, ne voulant pas dormir au camp 1, décide de descendre au camp de base et rejoindra peut-être l’équipe au camp 2 demain (ils vont y passer deux nuits).



Mardi 21 juillet :

Sam n’est pas parti ce matin. Il ne serait pas arrivé jusqu’au camp 2. Il n’avait pas une forme suffisante. Cédric en profite car il va pouvoir l’aider à programmer la suite. C’est là que les mauvaises surprises arrivent : le départ du camp de base n’est pas prévu pour le 28 juillet mais pour le 28ème jour de l’expé ! Ce qui donne le 30 et donc nous n’avons donc plus que 1 jour pour arriver à prendre notre avion. Il ne nous reste donc aucune marge en cas de crevaison ou tout simplement de boîte à vitesse défectueuse ! Il faut donc rentrer en négociation avec Tien Shan Travel pour réarranger les choses un peu mieux. Ce qui est très compliqué puisqu’ils deuvent contacter l’agence au Kyrghyztan et que toutes communications en dehors du Xinyang est interdite.

Quand à nos grimpeur, il passe la journée au camp 2 et vont profiter de cette journée de « repos » (on ne se repose pas beaucoup à 6200 m d’altitude) pour dégager les tentes de toutes la glace qui les entourent.



Mercredi 22 juillet :

Et voilà une journée de plus durant laquelle on meurt d’ennui. La moindre occupation est la bienvenu. Pour beaucoup, leurs livres sont déjà finis. On procède donc à des échanges stratégiques. Et malgré toute cette culture qui voyage entre différentes mains, il est beaucoup plus facile de passer la matinée devant une table à jouer aux cartes et manger du chocolat. Étonnamment, le Nutella prévu pour deux jours n’a pas été mangé ! Peut-être sommes nous devenus raisonnable dans les seuls moments où il faut savoir se laisser aller pour ne pas exploser !?! Mais après, qu’est-ce qui est le plus raisonnable, manger beaucoup trop de Nutella ou passer sa journée à critiquer tout ce qui est critiquable ?

Alors que nos cinq montagnards continuent leur route en montant au camp 3, et vont tenter de reprendre leur souffle pour la dernière montée pour le sommet. Enfin c’est ce que l’on espère car aucun contact radio n’a été établi.



Jeudi 23 juillet :

Toujours aucun contacts avec notre équipe. Sam et Cédric sont partis ce matin vers 2h30 pour aller démonter le camp 2.après une matinée de bataille de boules de neige (il est tombé environ 15 cm pendant la nuit), quelques danses iraniennes et un bon repas, le reste des rescapés par démonter le camp 1.

Une fois arrivé à la tente matériel, le contact avec nos grimpeurs est établi : Michel, ne supportant pas la nourriture lyophilisée, a vomi pendant 3 jours ses repas et est resté au camp 3 ; Lionel n’avait pas suffisamment la forme car lui aussi a eu quelques problèmes avec ses repas, est resté au camp 3 ; Adrian est monté jusqu’à 7'000 m et les deux derniers sont allé jusqu’à 7'200 m mais n’ont pas continué à cause des conditions météo.



Vendredi 24 juillet :

Et une nouvelle journée de repos mais quand même plus mouvementée que les autres s’annonce. Nous devons aujourd’hui mettre au point le programme des prochains jours. Michel (lui seulement car même si on défend notre cause il nous écoute que pour mieux nous contredire et de toutes façons il a déjà décidé ce qu’il ferait et nous concerter n’est là que pour faire bien) doit créer un programme intéressant mais tout en faisant attention à notre sécurité. Nous ne sommes encore au courant de rien de ce qui se passe à la capitale. En plus on entend parler d’un énorme bazar mais est-il sûre ? Après de nombreuses « négociations », il est décidé que nous quitterons le camp de base le 27, visiterons le bazar le même jour, et dormirons deux jours à Kashgar et visiterons la ville avant de prendre gentiment le chemin du retour en direction de Bishkek.

Par Patrick
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Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /Août /2008 15:58










Le groupe

Avant toutes explications de voyage je penses qu'il faut d'abord vous decrir notre groupe :

le guide : Michel Siegenthaler
un futur aspirant : Sam
un aspirant : Philippe (absent en Bolivie)
les premiers de cordees : Gilles, Cedric, Adrian
les suisses romands : Benoit, Lionel, Dimitri, François, Zoe, Tof, Simon, Kilian et moi
les suisses allemandes : Olivia et Christianne


et maintenant nous voici tous ensemble :











Jour n° 1


Après avoir fait 20 heures de voyage en avion, nous sommes enfin arrivés à La Paz. L'arrivée de notre avion était à 5h30 du matin et donc en plein dans le froid hivernal de Bolivie. Un seul des membres du groupe retrouve tous ses bagages : Christophe, et seulement 3 personnes retrouvent l'un de leurs deux sacs. Les autres sont perdus entre New York et Miami. Après avoir fait notre déclaration de perte, nous quittons l'aéroport pour aller prendre un petit-déjeuner dans ce qui sera notre hôtel de base a La Paz. nous assistons tous pour la première fois au réveil de cette grande ville et notre guide « locale » (car elle est française mais s'est mariée avec un bolivien) nous explique les comportements a avoir, les endroits interdit a la balade nocturne, mais aussi les lieus interdit pour les balades de jour. Le petit-déjeuner n'est pas si gros contrairer ment a tout ce que l'on pourrait imaginer : 1. Une sorte de pain au lait mais qui a un gout de pain sans levain 2. Une tranche de pain toaste 3. Deux petites biscotes Après quelque courte balade dans les rues, arrive le repas de midi, notre première viande locale. Le repas se compose de viande de lama accompagnée de frites encore degoulinantes d'huile. Le soir, on se couche assez tôt car demain nous partons à Copacabana.

Jour n° 2

Aujourd'hui, on doit tous se lever a 7h15 du matin pour partir
comme dit ci-dessus a Copacabana. C'est un village situe au bord du lac Titicaca, juste à côté de la frontière péruvienne.le voyage pour y accéder dure environ 4 longues heures durant lesquelles nous allons parcourir 158 km de l'altiplano. Au court de ces 158 km nous aurons l'occasion de voir des villages recules et nos premières montagnes. Au retour à La Paz, on apprend que trois nouvelles valises sont arrivées a l'aéroport, malheureusement les miennes ne font pas partie du lot. Je dois donc aller m'acheter une brosse à dents, du dentifrice mais aussi des habits.

Jour n° 3

De nouveau un réveil trot tôt : 7h15. Nous sommes tous encore avec le décalage horaire dans les dents et l'on nous réveille a7h le matin. Si on nous a réveillé a une heure pareil, c'et pour partir au Chacaltaya (5310 m), notre premier sommet d'acclimatation.sur ce sommet les deux seules choses a noter sont le mal de tête ultra puissant et la vue sur le Huayna Potosi notre avant-dernier sommet. Pour Cédric malheureusement l'altitude se remet a lui jouer des tour puisque il a vomit dans toutes la montée et se sentait mal dans toutes la descente. L'après-midi, je profite pour appeler Vladimir et envoyer un sms a la famille pour leur donner de mes nouvelles et leur dire que je suis bien arrivé. Après avoir fait les devoirs familiaux, reviennent les devoir de groupe et nous commençons de préparer notre sac pour les premiers 11 jours de voyage dans la partie sud du pays.

Jour n° 4

 
Aujourd'hui le réveil n'est pas très matinal car le bus prévu pour le début du voyage. Et oui, seulement le début car Michel se sera toujours arrangé pour nous faire faire plein d'escale : nous prenons un petit bus pour aller à la gare routière de La Paz, ensuite on grimpe dans un car pour descendre a Oruro et enfin on attrape un train qui va nous amener a Uyuni. On va donc jusqu'à ce train dans des paysages qui ressemblent beaucoup au pays autour de La Paz. mais une fois dans le train, les paysages ne cessent de changer, on commence dans une région de désert avec quand même un certain nombre d'herbes à lama, ensuite on traverse un lac après on voit des montagnes qui ressemblent a des montagnes plastique, et enfin arrive la nuit car beaucoup d'entre nous arrivaient déjà a cours de batteries d'appareil photo. Mais c'est dans un territoire tellement sec que l'on arrive que quasiment a chaque fois que je me mouche, je commence de saigner. L'arrivée à Uyuni se fait de nuit nous allons donc nous coucher immédiatement. Certains se sont vraiment très mal débrouillés car ils ont réussi a avoir une diarrhée dans le train ce qui n'est pas forcément le meilleur endroit !!! dans le train nous avons lu le guide de la Bolivie et on s'est rendu compte que l'on allait loupé la fête du chien et la fête de La Paz mais heureusement on pourra se rattraper sur la fête des étudiants qui se passera durant un de nos jours de repos en ville.

Jour n° 5


  Ce matin, le petit-déjeuner a été complet et apprécié de tous (Cenovio commence bien son test de cuisine car il nous apporte aussi un Bircher qui sera a chaque repas dans le futur). Et c'est vers 10 heures du matin que l'on quitte Uyuni en jeep pour 7 heures de trajet à travers des pistes de désert. Aujourd'hui ça y est, on en est sur : on rêve. Paysage tellement impossible et irréel que l'on se croirait dans une sale avec panorama 360∞, dans laquelle on se fait prendre en photo. Les animaux sont des vigognes, des lamas, des oiseux que je ne connais pas. On traverse aussi des terrains de grimpe géniale qui sortent de la terre comme des petites falaises qui n'ont aucune raison d'être. Le soir, on se retrouve dans une maison qui serait appelée chez nous un motel car la maison est sur un étage, que l'on peut se garer juste devant notre chambre, mais par contre on doit cuisiner nous-même et les lits ne sont pas forcément de première qualité. Le village ou on loge se nomme Queteña.



Jour n° 6


Le matin, on quitte Queteña vers 4h du matin pour aller grimper notre premier 6000 : l'Uturunco qui nous surplombe de ses 6018 m. Et c'est dans une émotion intense que nous sommes tous arrive à notre but 2008, les larmes aux yeux, après une montée de une heures et demie dans du sable volcanique. L'ascension n'était pas si compliquée mais c'était notre premier 6000, et la moitie presque l'on ressentit en mal de tête. Cédric, comme a son habitude, est malade a partir de 5000 m. la descente de ce sommet se pratique dans une descente de sable (ou bien, avec plus de précision, de poussières volcaniques) ce qui nous donnes l'occasion de tester nos Spantik en tant que chaussures de ski mais avec les ski intégrés ! de retour a Queteña, je me rends compte que mes chaussures se sont déchirées a la fermeture de la guêtre extérieure. Gilles me demande de la laver et lui il va essayer de la réparer momentanément avant de la renvoyer en usine a notre retour. À midi, Cenovio nous a préparé un repas beaucoup trop grand comme toujours, mais on le mange quand même en entier. Notre prochaine direction est les bains thermaux en plain milieu du désert. On y va donc en jeep (nous voyagerons en jeep jusqu'à Sajama en jeep et après on reprendra nos bus de tourisme bolivien). Les sources thermales sont au milieu de rien, elles ne sont pas très grandes mais entièrement chauffées par la chaleur de volcans. Après ça nous avons continué la route pour aller voir des geysers de boue volcanique. Gilles peut nous donner le fonctionnement exact de ces geysers car il est historien-geologue. Enfin on rejoint notre lieu d'hébergement qui comme dans tout notre voyage est de nouveau une sorte de « motel ».

Jour n° 7

Ce matin, le réveil est tardif : 7 h. On prend un bon petit déjeuner et on se prépare a partir pour aller voir les arbres de pierre taille par le vent. Notre route continue en direction d'une lagune au bord de laquelle nous avons pris notre repas de midi. Dans cette lagune, nous avons eu l'occasion de photographier des tonnes de flamencos (flamants roses). Après cette pause de midi, notre route continue dans un désert et ensuite sur un petit salar (mer de sel sur lequel on peut trouver de temps en temps de l'eau mais généralement après la saison des pluies), dans lequel on se contentera de faire la course en jeep. Et le soir, on s'arrête au bord du salar d'Uyuni, le plus grand salar du monde. Et c'est en ce lieu que nous allons dormir. Ce soir-là, Gilles, Cédric, Benoît et moi, sommes allés dépiauter un cactus et constater une coulée de lave.

Jour n° 8

Aujourd'hui c'est compliqué : on se réveil a 5h pour aller observer le lever du soleil sur le salar. Inutile de vous dire que le réveil et l'observation ont été tous les feux très complique à accomplir. Ensuite on continue notre route sur le salar pour aller prendre notre petit-déjeuner sur une île, environ a mi-chemin de notre traversée. Et après un bon petit-déjeuner les pieds dans le sel, on se remet en route jusqu'au soir pour arriver a Sajama. Pendant la journée, la jeep de Michel crève un pneu, celle de Gilles se prend un caillou et la mienne sort du chemin à cause du soleil et de la poussière (excuse du chauffeur). Malheureusement aujourd'hui je ne peux prendre ni photo ni vidéo car je me suis fait voler mes chargeurs dans l'hôtel et mes batteries sont maintenant toutes vides.

Jour n° 9

Parfois le matin ça vaut la peine de se lever un peu plus tard et prendre du bon temps. Mais Michel ne pense pas comme nous, car le réveil est à 2h30 pour pouvoir aller grimper l'Acotango (6052 m). La montée commence avec du sable volcanique avec de gros cailloux aussi dans la montée, et enfin, après 3h30 d'effort, on arrive à la première pente de glace. Une pente énorme et plaine de pénitents (espèce de mini crête de glace très fine qui casse dès que l'on pose le pied dessus ce qui rends l'ascension extrêmement pénible). En haut de cette première face, j'étais tellement malade que j'ai dû m'arrêter pour redescendre avec une cordée. Seules sept personnes arrivent au sommet. Les symptômes que j'ai ressentis sont des maux de tête, des vomissements, je voyais trouble, mais jamais je ne voulais m'arrêter. Les symptômes parfait du MAM. Ce soir-là, on est resté à Sajama, pour dormir juste en face du Sajama (6542 m), et manger devant une série de Tom et Jerry en espagnol avec deux jeunes du village. Ce jour-là, j'ai presque eu mal à la tête jusqu'au soir et Sam a du me donner un deux médicaments pour les éliminer. Je remercie aussi grandement Sam et Françcois qui se sont encordé avec moi pour redescendre alors qu'ils voulaient aller au sommet.

Jour n° 10

Cette fois ça y est, on l'a notre grâce matinée. Journée de repos pour tous. On se lève avec beaucoup de difficultés vers 9 heures du matin et aller prendre notre petit-déjeuner. Seulement mon sommeil n'étant pas énorme je me suis décidé à aller voir le village qui se réveil vers 7 heure du matin. Dans des cas comme celui-ci, on peut observer les chiens errants qui se réveil et qui vont embêter les habitants, les « matrones » qui se mettent au travail, etc. après notre sustentation du matin, Michel nous fait un compte rendu de la journée d'hier et il nous explique le programme de ces prochains jour. Pendant notre dicution de ce matin, Aldo (notre guide à l'agence) nous explique le fonctionnement d'un caisson hyperbare, et après la discussion continue avec un sujet tendu : le Sajama sera-t-il possible ou pas ? Finalement le débat se termine avec un nom de tous sauf ceux qui serait capable d'y arriver qui veulent quand même y aller. Ensuite, on est quasiment tous parti pour faire deux heures de marche sur le petit plateau afin d'arriver dans de nouvelles sources thermales dans lesquelles on a passé quasiment toutes l'après-midi. Ce soir on a un apéro spécial, car d'habitude nous avions seulement des biscuits, mais ce soir c'est une pizza bolivienne ! Un problème va embêter François pendant plusieurs jours : il avait mal aux dents depuis déjà le 6ème jour, et maintenant il se mettait à gonfler. Le résultat est qu'il ne pourra pas partir avec nous au camp de base du Parinacota (6348m) et du Pomerape (6222 m) mais malheureusement il va devoir aller essayer un dentiste à La Paz. En général sur la porte des dentistes il est marqué lampe allogène et aussi embrayage alors il aura peut-être plusieurs vitesses pour mâcher la prochaine fois qu'on le voit. Il est décidé avec tout le groupe que nous n'irons pas faire le Sajama mais que nous allons le remplacer par le Condoriri (5648 m) situé dans la région au nord de La Paz.

Jour n° 11

Ce matin, le départ de notre petit village est prévu vers 9 heures en direction du campd de base du Parinacota et du Pomerape. La route en voiture dure environ 2 heures et ensuite il faut continuer avec tout le bazar sur le dos. La montée se fit de nouveau dans du sable volcanique avec de grande pierre volcanique toute lisse et en général bien formée pour déposer son dos. Après trois longues heures de marche, on arrive enfin à notre camp de nase à 5100 mètres d'altitude. Nos tentes étant déjà construites par nos porteurs, il ne nous reste plus qu'à nous installer tranquillement. Juste en face de ma tente je trouve un caillou excellent pour reposer mon dos. Mais ce caillou me sera rapidement piqué par Gilles qui lui aussi à mal au dos mais lui c'est depuis la descente de l'Acotango. Cette après-midi, nous sommes tous resté au camp de base pour nous reposer en vue de la journée de demain.

Jour n° 12

Petit-déjeuner à 3h30. Ils sont fous ces Helvètes. Le père Siegental à 4 heures il marche. Pff. Bon une fois que l'on marche les choses vont quand même assez vite et on se rends compte rapidement de ce que l'on est en train de faire. Très vite Dimitri nus quitte, malade. Ensuite c'est le tour de Zoé, Simon et Steph. Et moi je dois me résigner à quitter juste avant le glacier plus haut en même temps que Gilles qui avait trop mal au dos. On a la chance de tous les retrouver vers 14 heures quand ils redescendent et là ils nous racontent le cratère de ce sommet qui avait l'air superbe.mais juste après de là où je les ai quitter, on arrivait sur le glacier qui était plein de pénitents. Donc extrêmement fatigant.

Jour n° 13

Aujourd'hui, nous avons un jour de repos. Les jours de repos dans des camps de base sont en général tous pareils car les activités disponibles ne sont pas très variées. On joue aux cartes toute la matinée, on se balade un peu éventuellement, à midi on mange, et l'après-midi on va se coucher pour faire une sieste.

Jour n° 14

Ce matin tôt une équipe très réduite (Gilles, Kilian, Olivia, Adrian, Tof et Michel)est partie pour aller tenter le Pomerape. Seulement vers 8 heures du matin ils sont déjà de retour car le vent souffle tellement fort sur la crête qu'ils ne tenaient quasiment pas debout. Pour ce qui est de la suite de la journée, nous avons paqueté nos affaires s et sommes rentrés à Sajama pour une nuit et demain on rentre à La Paz.

Jour n° 15

Une fois de retour à La Paz, nous devions déjà préparer nos affaires pour le camp de base du Condoriri. Car le départ est déjà demain. Étant à La Paz pour la première fois depuis une bonne dizaine de jours, on profite de téléphoner à nos parents et nos frères et sœurs.

Jour n° 16

Cette fois on y est, on part pour le Condoriri CB. La route est pas trop longue, environ deux heures. Il faut seulement monter sur les hauts plateaux (environ 4500 m). Une fois arrivé à destination, on prend un bon petit repas et ensuite on regarde car normalement nos sacs devraient être placé sur des « buro » (des ânes). Seulement les femmes qui s'occupent de ces buro veulent faire porter un seul sac par animal alors que normalement ils peuvent porter jusqu'à 40 kg sans aucun problème. Longue discussion entre Michel, Cenovio et ces dames. La discussion à failli très mal se terminer et l'on peut féliciter Michel qui a réussi à se calmer et nous dire que l'on porterais nos sacs nous-même car l'arrangement ne fonctionne pas. Après environ 1h30 de marche, on arrive au camp de base. Ici pas de porteur, il faut donc que l'on monte les tentes. Ce qui ne dérange personne.

Jour n° 17

Veuillez m'excuser si la suite n'est pas encore là mais elle arrivera dans quelques jours.
Ce matin a été légèrement spécial pour moi, car mon réveil ne m’as pas réveillé. J’aurais du normalement me réveiller à 4 heures du matin pour partir gravir le Pequeño Alpamayo (5000 et des poussières). Seulement lorsque je me suis réveillé il était environ 7 heures et je trouvais que la lune brillait bien fort cette nuit. J’ai rapidement compris. Ma journée a donc été légèrement modifiée. Elle s’est développée de la façon suivante, dormir, lire, me reposer au soleil et jouer aux cartes.

Jour n° 18

Ce matin seulement sept personnes partent en direction du Condoriri. Je ne peux pas partir car, dans la montée pour le camp de base, je me suis tordu le genou ce qui me provoque les douleurs les plus fortes. Je préfère donc me reposer pour aller grimper le plus tard dans le voyage notre prochain 6000, le Huayna Potosi. De nouveau j’ai joué aux cartes toutes la matinée et ensuite, je suis allé me promener. Aujourd’hui nous avons un jour particulier car c’est l’anniversaire de Sam. Un porteur nous a apporté une forêt-noire version adaptée pour la Bolivie.

Jour n° 19

Cette fois les choses sont beaucoup plus faciles, car on quitte le camp de base à 9 heures, pour prendre le bus qui devrait nous attendre vers 10 heures. Un fois les tentes pliées, un bruit bizarre attire notre attention : un lama avec chargé d’un sac des américains qui étaient avec nous au camp par en courant vers le bas de la montagne. Dans la descente du bus, on aperçoit le même lama qui fait des cris d’agonie comme s’il pleurait perché sur un caillou. Une fois arrivé en bas, on a la chance d’observer deux enfants jouant dans un ruisseau, ils portaient des habits traditionnels. À ce moment-là, il était 10 heures 30, et le bus n’était toujours pas là. Ce qui nous confirme que les décalages horaire n’existent pas seulement entre les différents pays mais aussi entre les Boliviens. Cette après midi là, nous sommes allé faire quelques achats et appeler la famille pour redonner des nouvelles. Ce soir, plusieurs personnes sont allés prendre un cocktail et les trois quarts en reviennent malade !

Jour n° 20

Ce matin, le réveil était entièrement libre, le seul rendez-vous de la journée est le départ en bus pour le camp de base du Huayna Potosi à environ une heure de l’après-midi. Arrivé sur place on se rend compte que le camp de base est en réalité une cabane. La cabane comporte deux étages : le premier dans lequel se trouve la salle à manger, la cuisine et dans l’arrière un garde-manger ; et le deuxième qui est tout simplement une énorme salle sur toute la surface de la cabane et on dort par terre. Cette nuit-là, j’ai étonnement très mal dormi alors que nous ne sommes qu’à 4750 m.

Jour n° 21

Le départ du Huayna Potosi est à 3 heures du matin. Normalement on passe par un camp d’altitude, mais nous le faisons qu’en une seule fois. Tout le groupe est parti aujourd’hui sauf Simon qui a mal au genou et Dimitri qui est rentré a La Paz. Il était encore malade à cause du cocktail. La montée est très longue. On commence avec une moraine dans laquelle on a marché durant facilement une heure et demie, ensuite commence le glacier qui de nouveau est plein de pénitents. Après environ trois heures et demie de marche, on arrive au camp d’altitude, où l’on fait une pause de une heure, et on observe le lever de soleil. Après la montée continue toujours à l’ombre car une crête se dresse entre le soleil et nous. Arrive un petit passage technique sans grandes difficultés mais surtout beaucoup de sueurs froides. L’ascension continue maintenant ensoleillée. Nous sommes maintenant passé sur cette crête qui nous cachait une vue magnifique sur une tempête au-dessus de l’Amazonie. La fin de la montée se passe sur une crête avec de chaque côté 1000 mètres de chute en face lisse. Le sommet fait partie de cette crête sur laquelle nous devons trouver un moyen pour nous arrimer. La descente est aussi longue que la montée, mais malgré quelques difficultés tout lke monde arrive en bas. Par contre il faut le préciser pas toujours en un seul morceau ou même avec des suppléments, parce que, durant la descente, j’ai attrapé 12 cloques sur mes deux pieds.

Jour n° 22

Aujourd’hui c’est un jour spécial. Parce que nous avons un jour de repos à La Paz et que ce soir cette ville va être très animé par la fête des étudiants. C’est une fête qui se passe un peu comme un carnaval chez nous, sauf que se sont les étudiants qui fête la rentrée. Chacun et chacune portent un costume local, il défilent avec les membres de leur fraternité (nous avons chez nous les Helvetiens, Zofingien, etc.). Les costumes sont en général assez court pour les jeunes femmes et plutôt encombrants pour les hommes.

Jour n° 23

Encore un matin pénible, car nous partons pour le camp de base de l’Illimani. Ce long trajet commence avec un bus pendant environ quatre heures, et ensuite nous avons encore une montée à pied pendant deux heures. Une fois arrivé au camp de base, il faut encore construire la tente et s’installer pour prendre ensuite le repas que Cenovio nous a préparer. Cette après-midi, nous ne faisons pas de sieste, car demain nous avons encore un jour de repos avant la montée du sommet.

Jour n° 24

Cette fois c’est le grand départ pour le deuxième sommet le plus haut de notre expédition. Seuls Dimitri, Sam, Cédric, Tof, Kilian, Olivia, Christiane et Michel partent. Mais ils arrivent tous au sommet. Pour les autres c’est un jour de repos supplémentaire au CB durant lequel on fait de la construction de barrage. Plus tard dans la journée, on se fera enguirlander par un porteur parce que ses chevaux devront se décaler de trois mètres sur la gauche suite à la montée des eaux.

Jour n° 25

Aujourd’hui nous redescendons tous à La Paz en première partie à pied et ensuite de nouveau des heures de bus bolivien, mais bien sur tout ceci après avoir détruit notre barrage et inondé les champs plus bas.

Jour n° 26

Ce matin le réveil est plutôt tranquil, nous profitons de notre dernier jour à La Paz pour faire les derniers achats et préparer nos valises pour le voyage le plus long que je n’ai jamais fait en avion. Mais on ne se couche pas trop tard, car le lever du landemain matin sera à 3 heures 30.

Jour n° 27

Comme dit ci-dessus, les alarmes sonnent dans toutes les chambres à 3h30. Le départ suit quasiment directement derrière en direction de l’aéroport, pour prendre l’avion direction Miami. Mais l’avion n’est pas direct. Nous avons une halte à Santa Cruz et repartons avec le même avion après une fouille anti-bombe. A Miami, nous avons une attente de quatre heures. Heureusement le temps de rejoindre le bon terminal et de s’installer il ne reste que deux heures et demie. Ce qui nous laisse quand même le temps de devenir les meilleures clients d’une pizzeria dans la zone internationale. Une fois l temps d’attente écoulé, l’appel commence et par groupe nous rentrons dans l’avion pour un voyage qui va durer cette fois treize heures en direction de Londres.

Jour n° 28

Et oui ce n’est que le landemain vers environ 9 heures du matin que nous profitons d’une vue réduite (le hublot n’est pas bien grand) sur la ville de Londres. Mais cette fois l’attente est beaucoup moins longue car nous n’avons que deux heures pour aller au bon endroit, afin de s’embarquer en direction de Zürich. Et c’est vers trois heures de l’après-midi que nous arrivons tous à une destination qui reste encore intermédiaire car il nous reste le train pour nos lieus d’habitations à chacun. Dernier voyage qui va durer encore deux bonnes heures pour ceux de la région Lausanne. Après m’être reposer, je me suis rendu compte que depuis le départ à La Paz et l’arrivée à la maison, il s’est écoulé environ 36 heures.


Pour continuer sur les anecdotes drôles de notre voyage je vous laisse suivre sur le lien suivant :

Récit drôle de Christianne
Par Patrick
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